Un sujet d’inquiétude en Europe, parfois, est la diversité des langues et des cultures nationales. On constate facilement que c’est un handicap : il est difficile de parler avec les autres Européens qui n’ont pas la même langue que nous, et il est facile de se lamenter parce que l’Europe n’est pas aussi réactive dans la compétition internationale que la Chine ou les Etats-Unis, à cause de sa division en une multitude d’Etats-nations.
Ne nous lamentons pas trop ! C’est aussi un avantage dans la compétition mondiale ! Des chercheurs en sociologie expérimentale ont montré que des petits groupes partiellement connectés étaient plus innovants que des grands groupes avec une communication totale. L’explication est que dans un groupe très communicant, l’innovation arrive à un certain optimum, mais qui n’est pas toujours le meilleur. Alors que dans un groupe hétérogène, avec divers sous-groupes, chaque sous-groupe arrive plus ou moins à une solution innovante, et finalement l’ensemble du groupe peut profiter de la meilleure solution innovante trouvée par l’un des groupes.
Mais pour ça, il faut quand même une certaine communication entre les sous-groupes.
Application à l’Europe : c’est bien d’avoir des sous-groupes nationaux, travaillant presque indépendamment, mais il faut quand même une langue commune pour permettre une certaine communication entre les sous-groupes. L’idéal serait l’espéranto, langue commune simple, facile, précise et équitable.
