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Un autre monde linguistique est possible

mercredi 25 mars 2009, par Emmanuel

Pourquoi diable Europe Démocratie Espéranto se présente aux élections ?

Le mouvement EDE n’a aucune raison de se présenter aux élections nationales. Il ne se présente qu’aux élections européennes. Pourquoi ? Eh bien, pour faire avancer les droits linguistiques et contribuer à la résolution du problème des langues dans l’Union européenne !

En effet, l’Union européenne est une nouveauté absolue dans l’Histoire de l’humanité, et c’est une excellente innovation : pour la première fois, des pays s’associent volontairement, au lieu d’être conquis et dominés. Mais il reste à passer de l’idéal à la réalité. Les valeurs qui ont fondé l’UE sont toujours affichées... mais cyniquement oubliées en pratique.

Il n’y a pas de démocratie sans passage des mots aux actes. Et cela commence par une communication transparente et respectueuse de chacun et de son identité culturelle.

L’espéranto, c’est une langue internationale. Il n’a donc ni argent, ni territoire, ni pouvoir. Quelques institutions le soutiennent comme l’UNESCO ainsi que que des personnalités comme Albert Jacquard, mais l’espéranto n’a pas de baguette magique pour se faire accepter des décideurs.
Pourtant, c’est bien l’espéranto qui est la solution optimale pour assurer une communication démocratique, économique, équitable, efficace et rapide entre les citoyens de langue différentes comme à l’intérieur des services de l’UE.

Hélas, cette Union européenne, "libre et démocratique", reste dominée par l’impérialisme linguistique, y consent sans nous consulter, l’entretient et nous l’impose. Alors que le seul statut légal des langues officielles dans l’Union européenne est l’égalité, Bruxelles parle beaucoup de la haute valeur du multilinguisme mais toujours en... anglais ! Cette langue nationale du pays membre, peut-être le plus frileusement européen, nous est imposée.

Certes, la langue de plus fort a toujours dominé, mais l’Union européenne est le début concret d’un nouveau monde meilleur, dont la construction est encore en cours et améliorable. Un autre monde linguistique est possible, préservant toutes la diversité des langues. L’espéranto est à la disposition de tous, sans allégeance à quiconque.

Ce n’est pas un programme électoral ? Il est vrai que les partis classiques promettent la solution de tous les problèmes. Et une fois élus, leurs députés font... ce qu’ils peuvent : à l’impossible nul n’est tenu. Si, tous les 5 ans, les élections amenaient à Strasbourg 748 députés, chacun porteur d’une excellente solution pour un des problèmes de l’Union, on progresserait.

Ne nous croyez pas sur parole : lisez le rapport de l’économiste François Grin, spécialiste de politique linguistique, à qui le Haut Conseil à l’évaluation de l’école a demandé d’étudier la question de l’enseignement des langues : il conclut à la supériorité de l’espéranto pour contribuer au multilinguisme et éviter le "tout à l’anglais". Mais les autorités françaises ont mis le rapport au placard et ce n’est pas le journal Le Monde, qui impose à ses lecteurs un supplément hebdomadaire en anglais, qui va en souffler mot.

La soumission à l’anglais, ça ne se discute pas : sujet tabou, aucun débat public. Même quand "les caisses de l’État sont vides", il faut encore en urgence payer des stages d’anglais gratuits pour les élèves, comme si la crise mondiale actuelle devait en être résolue !

Cerise sur le gâteau ? On a vu récemment une publicité pleine d’humour : "arrêtez de massacrer l’anglais !" Quel bel aveu d’inefficacité, non ? Facile l’anglais ? Vous voyez bien que non. Dans l’Union européenne, c’est parmi les "anglophones de naissance" qu’il y a le plus d’adultes illettrés. Et pourtant l’UE recrute des préférence des "anglophones de naissance", nous réduisant à une sous-caste juste bonne à payer par nos impôts leurs salaires. En outre, le tout à l’anglais coûte chaque année 25 milliards d’euros à l’UE au bénéfice du Royaume-Uni !

L’égalité des langues est une nécessité pour l’Europe mais il nous faut aussi un moyen de communication international économique et simple. La langue internationale espéranto peut être une langue pour l’Europe, et une langue pour sauver les langues d’Europe.
Le plus beau de l’affaire est qu’il aide à apprendre d’autres langues... même l’anglais ! Pauvre langue, ce n’est pas elle qui est coupable, bien sûr !

Michèle Abada-Simon, candidate en Île-de-France


Michèle a une longue expérience des langues et de leur apprentissage puisqu’elle a notamment formé des professeurs à l’enseignement du français dans différents pays du monde. Elle a découvert l’espéranto il y a quelques années et elle l’enseigne aujourd’hui. Candidate de la liste Europe Démocratie Espéranto dans la région Île-de-France, elle cherche à faire connaitre cette langue international équitable en Europe.

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