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Le 9 mai, Journée de l’Europe

dimanche 10 mai 2009, par Guillaume

Europe Démocratie Espéranto célèbre aujourd’hui la Journée de l’Europe, ou du moins l’une des Journées de l’Europe. En effet, ce début du mois de mai est riche en célébrations. Le 5 mai, le Conseil de l’Europe commémorait sa création, qui remonte au 5 mai 1949. Le 9 mai, l’Union Européenne commémore la déclaration Schuman, c’est-à-dire l’appel lancé en 1950 par Robert Schuman, alors ministre français des Affaires étrangères.

Cet appel, à la rédaction duquel Jean Monnet a participé, a mené à la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, première des Communautés européennes que réunit l’Union européenne. La déclaration évoquait la création d’une fédération européenne. Elle disait également que "l’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait".

Cinq-neuf ans plus tard, les réalisations concrètes ne manquent pas. L’Europe paraît lointaine mais est en réalité très présente dans nos vies : politique agricole commune, espace européen de la recherche, programmes d’échanges Erasmus, normes environnementales, interconnexion des réseaux de transports, monnaie partagée, etc.

Pourtant, ces réalisations concrètes n’ont pas suffi à créer un esprit de solidarité, ni même un sentiment d’appartenance à un même espace. On se déclarera plus volontiers "citoyen français" ou "citoyen du monde" que "citoyen européen". Comme si l’Europe n’existait pas en tant qu’espace politique, en tant qu’espace commun, partagé par tous.

Cette situation est regrettable mais compréhensible. Comment faire émerger un espace européen si ceux qui habitent cet espace ne peuvent pas communiquer entre eux, directement, sans entraves ? Comment se sentir proche de quelqu’un qu’on ne comprend pas ? Comment construire une communauté sans pouvoir se parler ?

C’est pourquoi Europe Démocratie Espéranto considère que l’Union européenne et ses citoyens gagneraient à se doter d’une langue commune, permettant une communication d’égal à égal entre Européens : l’espéranto, langue internationale et équitable. Il est temps qu’une solidarité voulue, basée sur l’échange et la connaissance, remplace la solidarité de facto imposé par des traités et des réalisations plus ou moins compréhensibles.

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