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11 Novembre 1918 : n’oublions pas le reste de l’Europe !

mercredi 7 novembre 2018, par Pierre

Jeudi 8 novembre 2018, au cours de son itinérance pour honorer la mémoire d’hier et les territoires d’aujourd’hui, M. Emmanuel Macron, président de la République française, ira déjeuner au collège Jules Verne de Maubeuge. Jules Verne, écrivain espérantiste, est mort avant la Grande Guerre. On lui doit la citation ironique : «  La guerre, on le sait, fut pendant longtemps le plus sûr et le plus rapide véhicule de la civilisation.  » (La Jangada, 1881). L’année de sa mort, en 1905, il travaillait à un roman sur l’Afrique centrale, dans lequel un des personnages disait «  L’espéranto, c’est le plus sûr, le plus rapide véhicule de la civilisation.  » (San Carlos et autres récits inédits, 1993).

Pour honorer la mémoire d’hier, la date du 11 novembre a été choisie en mémoire de l’armistice de 1918 entre la France et la Grande-Bretagne d’une part, et l’Allemagne d’autre part.

Mais ce n’est que le dernier de la liste des armistices mettant fin à la Grande Guerre :
- 29 septembre 1918 : armistice de Thessalonique avec la Bulgarie, suite à l’effondrement du front contre les forces franco-serbes ;
- 30 octobre 1918 : l’empire ottoman arrête le combat (armistice de Moudros) ;
- 3 novembre 1918 : arrêt des hostilités entre l’Italie et l’Autriche-Hongrie (armistice de Villa Giusti).

Il fallait donc bien que la guerre s’arrête aussi en France.

La Grande Guerre avait commencé au sud-est de l’Europe, entre la Serbie et l’Autriche-Hongrie, et s’était étendue ensuite aux pays d’Europe du Nord par des mécanismes tragiques d’alliances.

A l’automne 1918, même si l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France étaient trois pays importants de ce conflit, l’arrêt des hostilités s’est aussi propagé à partir du sud-est. La reddition de la Bulgarie laissait la Hongrie sans protection au sud, ce qui a entraîné la défection de l’armée hongroise du front italien. La désagrégation de l’empire austro-hongrois en octobre 1918 laissait l’Allemagne isolée.

Aujourd’hui comme en 1918, « l’Europe » ne doit pas être réduite aux poids-lourds du nord-ouest, France, Grande-Bretagne et Allemagne. Aujourd’hui encore, les pays du sud et de l’est de l’Europe sont importants pour l’ensemble de l’Union européenne. Sans eux, l’ensemble de l’Union peut se désagréger. Ne les oublions pas ! Et utilisons maintenant des moyens de propagation de la civilisation plus modernes, plus sûrs et plus rapides que la guerre !

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